Historique

Des vestiges d'une voie romaine, longeant la Loire,ont été mis au jour au milieu du XIX siècle. Dans le bourg, de nombreuses piéces de monnaie, débris d'amphores et objets divers ont été découverts à cette époque et témoignent d'une occupation du site dès l'antiquité. Celui-ci abrite aux Feuilloux, à partir des XII-XIII siècle et jusqu'au XVI siècle un établissement hospitalier attribué aux templiers. Avry-sur-Loire est à la fin de l'Ancien Régime une seigneurie appartenant à la famille de Dreuille; en 1793, en pillant la crypte de l'église, les révolutionnaires ouvrent le caveau sépulcral dans lequel ses membres étaient inhumés, assis sur leur fauteuil en tenue de cérémonie. Le dernier seigneur, François-Hyacinthe Senneterre de Dreuille, qui rejoint l'armée des émigrés, meurt dans un combat près de Haguenau, en décembre 1793. En 1903, Gaston Laporte, ancien député-maire de Nevers, qui possède une résidence à Avril, fait entreprendre des sondages au lieu-dit Le Bois du Jaut;de l'eau minérale de grande qualité, semblable à celle de Marienbad, en Bobême, y est découverte. La source, baptisée Saint-Just, devait constituer le centre d'un important projet de station thermale, dont les plans ont été dessinés par l'architecte Auguste Perret. Cette station n'a jamais vu le jour, pas plus que sa rivale Saint-Aré, sur le territoire de Decize.

Chevet de l'église SAINT-PIERRE

XI-XII-XIX-XX siècle

Calcaire

Entourée du cimetière paroissial, l'église Saint-Pierre conserve une abside en cul-de-four surélevée et percée de trois ouvertures en plein cintre. Une crypte, difficilement datable, est accessible de l'extérieur, à l'endroit où les révolutionnaires ont pénétré lors du pillage de l'église en 1793. Voutée en berceau, elle communique avec l'extrémité de la nef, rejoignant l'abside par une porte. L'église comporte en outre un bénitier en fonte et une Vierge à l'Enfant du XVI siècle.

Dépendance de l'ancien château d'Avril

XVII-XVIII siècle

Calcaire

Du château appartenant à la famille de Dreuille   et comprenant un corps de logis des XV-XVI siècles, subsiste ce bâtiment agri-col,constituant probablement à l'origine les écuries,ainsi que les logements des palefreniers et des écuyers. Les encadrements des ouvertures sont en pierre de taille. Le toit à quatre pans est particulièrement élevé.

Pont-canal

1836

Cette structure composée de trois arches permet au canal latéral à la Loire de franchir l'Acolin. Il domine l'étang de Forge-Neuve, qui servait aux anciennes forges, et permet depuis d'alimenter le bief inférieur du canal. 

Séchoir à briques

Fin du XIX-début du XX siècle

Brique et calcaire

Ce petit bâtiment carré est utilisé pendant la phase intermédiaire de séchage: l'argile est tout d'abord malaxée, puis refoulée et comprimée dans une forme voulue, tuile ou brique. Les formes ob- tenues sont alors placées dans ce bâtiment très ou- vert pendant plusieurs jours, la durée de séchage variant en fonction des conditions météorologiques. La dernière phase, la cuisson, dure en moyenne une semaine, dans un four spécifique. L'expansion maximale des tuileries-briqueteries se situe au milieu du XIX siècle, et coïncide avec l'accroissement démographique et économique de la région.

SAINT PIERRE

XVII siècle

Pierre

Eglise Saint-Pierre.

Placée au-dessus de l'entrée de la crypte, cette statue repré-sente Saint Pierre de-bout, barbu, tenant une clef dans la main droite et un livre dans la main gauche. Alors que le livre est symbole de son statut d'apôtre, la clef est celle du ciel, la tradition lui attribuant souvent une seconde clef, celle de la terre. Artisan de l'organisation de l'Eglise romaine, il est ainsi consacré en représentant de la Nouvelle Loi face au détendeur de l'ancienne Loi, Moïse.

TÊTE DE CHEVAL SCULPTEE

Epoque gallo-romaine

Calcaire (h: 36 cm, l: 70 cm)

Musée archéologique du nivernais, Nevers

 

Découvert forfuitement dans le bief d'un moulin, ce cheval grandeur nature est traité en ronde bosse et appartient à un grand ensemble scuplté. La morphologie est globalement respectée. Les oreilles cassées enca- drent le toupet ramassé afin que soit visible l'ornement circulaire qui orne le chanfrein de l'animal. La bride est représentée sobrement,hormis la muserolle. Les orifices qui apparaissent aux croisements des bandes de cuir laissent supposer la présence d'élé-ments décoratifs ajoutés, peut-être dans un autre matériau. Le cheval est souvent associé à une statue équestre; à cette époque l'exemplaire le plus répandu dans ce genre reste le Jupiter à l'anguipède, composition où le roi des dieux terrasse de son cheval un monstre, évoquant outre le thème de la Victoire, un célèbre épisode de la mythologie greco-romaine.

Ancien moulin à vent

Ancien régime

Pierre

La Garenne

Placé au sommet de la colline qui domine le bourg d'Avril afin de bénéficier du maximum de vent, ce bâtiment constitue un ex-emple assez rare dans la Nièvre. Les moulins à vent n'y sont en effet géné-ralement érigés que s'il n'est pas pos-sible de construire un moulin à eau. Celui-ci affecte la forme d'une tour cylindrique, autrefois surmontée d'une calotte ou toiture tournant sur un chemin de roulement actionné par une queue ou guivre. Les ailes doivent être placées face au vent. Le moulin comprend généralement une paire de meules. A partir du milieu du XIX siècle, une seconde meule est souvent ajoutée en fonction de la place restante.